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Défoncé est encore un de ces livres que tu as lu sans rien savoir de son auteur, de sa qualité, ni grand-chose d'autre. Choisi parce qu'il parle de drogue (en l'occurence de marijuana), un de tes thèmes littéraires de prédilection, tu l'as abordé avec circonspection. Il s'agit finalement d'une très bonne surprise. Le roman est drôle, donc divertissant, entraînant le lecteur dans une aventure qui laisse place autant à l'action qu'aux sentiments, sans jamais tomber dans l'excès (tant pour la première que pour les seconds).

Défoncé (Baked), Mark Haskell Smith (2010), traduit de l'anglais par Julien Guérif, Rivages, Noir, juin 2016, 288 pages, 8,50€


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Ce roman mérite sans nul doute le National Book Award qu'il a obtenu en 2012. Malgré quelques baisses de rythme qui l'empêchent, selon toi, d'appartenir au cercle des meilleurs romans américains, il dispose d'indéniables qualités. L'histoire racontée par Louise Erdrich, auteure d'origine amérindienne, se révèle à la fois palpitante (une affaire de viol à résoudre), touchante (son narrateur, adolescent devenant adulte par la force des choses) et instructive (description du quotidien des indiens des réserves). 

Dans le silence du vent (The Round House), Louise Erdrich (2012), traduit de l'anglais par Isabelle Reinharez, Albin Michel, Terres d'Amérique, août 2013, 480 pages, 22,50€


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Roberto Bolaño imagine des auteurs favorables au régime nazi, en Amérique du Nord ou du Sud, évoquant leurs vies parfois pathétiques et leurs Œuvres qui ne seraient pas moins lamentables. Le résultat global s'avère plaisant, voire parfois hilarant. Mais l'idée ne t'a, personnellement, pas transcendé. D'accord, Bolaño a un talent fou et il met sur le papier son idée avec brio. Toutefois, on peut se lasser de cet enchaînement de biographies imaginaires, qu'il vaut mieux picorer.

La Littérature nazie en Amérique (La Literatura nazi en América), Roberto Bolaño (1996), traduit de l'espagnol par Roberto Amutio, Christian Bourgois, Titres, mars 2006, 288 pages, 7€