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Malgré une quatrième de couverture alléchant, évoquant guillotine et Pancho Villa et prétendant à un humour affirmé, la lecture de ce premier roman de Guillermo Arriaga se révéla une déception. Le livre n'a pas réussi à te faire rire, même si tu dois reconnaître qu'il décrit des scènes teintées d'humour noir et assez amusantes. Mais le récit n'a pas réussi à te passionner, ni les personnages à te plaire, te déplaire, t'énerver ou t'apitoyer. Ni mauvais, ni vraiment bon, il sera sans doute évacué de ta mémoire.  

L'Escadron guillotine (Escuadrón Guillotina), Guillermo Arriaga (1991), traduit de l'espagnol par François Gaudry, Phébus, Libretto, février 2016, 160 pages, 8,10€


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Grande figure de la littérature française, Jérôme Ferrari n'en finit pas de te fasciner, par ses écrits, au fur et à mesure que tu les découvres. Où j'ai laissé mon âme met en scène deux officiers de l'armée française en Algérie. Il en fait les portraits, humains, sans manichéisme, mais révélant l'horreur insoutenable, de surcroit inefficaces dans l'absolu, des méthodes de la grande muette pour faire parler les membres de l'ALN et ses alliés. Surtout, il décrit avec subtilité, mais force, grâce à une langue parfaite, les états d'âme d'un tortionnaire, et l'absence de remords d'un autre.

Où j'ai laissé mon âme, Jérôme Ferrari (2010), Actes Sud, Babel, mai 2014, 160 pages, 6,80€


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Il t'a rarement été donné, ces dernières années, de lire un roman aussi mauvais, maladroit. Cette biographie du fils de William Burroughs se perd dans des anecdotes qui ne sont ni intéressantes, ni drôles. Elle se veut incisive, irrévérencieuse mais s'avère outrancière, l'auteur forçant le trait. Restent quelques fulgurances qui ne rachètent pas l'ensemble.

La Dernière balade de Billy (Kentucky Ham), William Burroughs Junior (1973), traduit de l'anglais par Samantha Martin & Livia Standersi, 13e Note, mai 2010, 208 pages, 19,50€